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Lettre d'information





2010
 
10
avril

Faites connaissance avec Marc Fesneau, un visage nouveau au plus haut niveau du MoDem !

Après notre échec aux régionales, nous avions besoin d’un signal fort. En créant le poste de Secrétaire général, chargé de faire vivre notre Mouvement, François Bayrou envoie un message aux militants : faire émerger des jeunes talents capables de remobiliser nos militants, en faisant de la politique autrement. Nous en avons besoin ! Je me réjouis personnellement de la nomination de Marc Fesneau que j’ai eu la chance de rencontrer et d’apprécier à l’occasion de la campagne des européennes dans la région Centre Massif Central que nous avons mené ensemble aux côtés de Jean Marie Beaupuy.

Suite à sa nomination en tant que secrétaire général du Mouvement Démocrate, lors du Conseil National du samedi 27 mars, retrouvez l’entretien de Marc Fesneau dans lequel, il apporte des éclairages sur les missions qu’il accomplira dans ses nouvelles fonctions.


PORTRAIT MARC FESNEAU - SECRETAIRE GENERAL
envoyé par mouvementdemocrate. - Regardez les dernières vidéos d’actu.

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Cet article est rédigé par Nicolas SCHMIT

 

2010
 
31
mars

Mélenchon à un étudiant journaliste : le populisme dans toute sa splendeur !

J’ai honte de voir un homme politique se comporter de la sorte...


Mélenchon : Les journalistes sont de "petites cervelles"
envoyé par ecoledejournalisme. - L'info internationale vidéo.

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Cet article est rédigé par Nicolas SCHMIT

 

2010
 
31
mars

Nicolas Hulot quitte le Grenelle de l’Environnement

Ah ben, à part ça tout va bien... En tant que signataire du Pacte écologique, je viens de recevoir de la part de la Fondation Nicolas Hulot, une lettre ouverte annonçant que la Fondation quitte les groupes de travail du Grenelle de l’Environnement.

Cher-e-s ami-e-s,

En 2007, vous avez signé, comme 750 000 Français le Pacte écologique porté par la Fondation Nicolas Hulot pour la Nature et l’Homme. Votre mobilisation sans précédent a permis d’obtenir l’engagement de Nicolas Sarkozy, de 9 autres candidats à la présidentielle, et de plus de 400 députés et sénateurs de faire de l’environnement une priorité de l’action publique. Des avancées concrètes ont été obtenues : création d’un n°2 du gouvernement en charge du développement durable, les conclusions du Grenelle de l’Environnement et le vote à l’unanimité de la loi Grenelle I... qui ont suscité beaucoup d’espoir.

Le Pacte Ecologique n’est plus respecté

Avec le Grenelle de l’Environnement, nous pensions le constat partagé, nous pensions pouvoir nous concentrer sur la recherche de solution, il n’en est rien. Les mots clefs des années à venir sont désormais exclusivement la compétitivité, l’emploi, la santé comme si toutes ces problématiques ne dépendaient pas profondément de l’état de notre environnement. Le développement durable n’est décidément pas l’axe structurant de l’ensemble des politiques publiques. C’est au mieux un axe parmi d’autres : l’économie, le social, l’agriculture, la culture. Au pire, un axe opposé aux autres. Le discours dominant redevient celui d’il y a plusieurs années : la réponse aux défis écologiques est de nouveau systématiquement opposée à la compétitivité économique et à la protection des emplois. L’environnement redevient un simple enjeu électoral, une variable d’ajustement. Ce n’est pas l’esprit du Pacte écologique.

Il nous faut changer de modèle économique, poser les bases d’une croissance sélective, ancrées sur la préservation et un meilleur partage des ressources naturelles. Les emplois, la compétitivité des entreprises, sont menacés par les crises environnementales. La raréfaction des ressources énergétiques, la destruction des écosystèmes vont accentuer la vulnérabilité des plus faibles d’entre nous, fragiliser nos économies et nos démocraties et générer de nouvelles sources d’affrontements. C’est ce que n’ont pas compris la plupart des responsables politiques et économiques.

Une suspension nécessaire pour plus d’efficacité

C’est pourquoi, la Fondation Nicolas Hulot décide de suspendre sa participation aux groupes de travail mis en place par le gouvernement jusqu’à ce que des décisions fortes remettent le développement durable au cœur des politiques publiques. Depuis 3 ans, nous participons activement à de nombreux groupes de travail du gouvernement, notamment issus des Grenelle de l’Environnement et de la Mer, afin de faire émerger des solutions concrètes. Or, les récentes déclarations des responsables politiques montrent que l’engagement des parties prenantes aux groupes de travail gouvernementaux est de moins en moins suivi d’effets. Il nous apparaît donc absolument nécessaire d’analyser les raisons du recul que nous vivons et d’évaluer nos modes d’actions pour nous tourner vers plus d’efficacité, pour concentrer nos forces là où elles sont utiles et pour nous préparer aux échéances où nous pourrons faire la différence.

Nous sommes convaincus que la mutation environnementale ne se fera que dans le dialogue et dans le débat. Cependant, l’annonce surprise au lendemain des élections régionales de l’abandon du projet de loi sur la taxe carbone, sans la moindre concertation des parties prenantes, marque non seulement une rupture des ambitions françaises en matière de protection de l’environnement, mais aussi un renoncement au débat tel qu’il a été mis en place avec le Grenelle de l’Environnement. La levée de boucliers de tous bords et la cacophonie qui en a résulté ont largement contribué à ce résultat.

L’écologie ne doit pas être un choix opportuniste

à gauche comme à droite, certains sont convaincus de la nécessité de changement. La Fondation Nicolas Hulot salue ainsi l’action du ministre du développement durable, Jean-Louis Borloo, et de sa secrétaire d’Etat, Chantal Jouanno. Mais dans ce gouvernement comme dans d’autres partis politiques, la conversion à l’écologie n’est trop souvent qu’opportuniste. Cela crée des dégâts importants. Aujourd’hui, les signaux envoyés risquent de briser net l’élan du changement. Dans les entreprises, les collectivités territoriales, les syndicats, les associations et dans votre quotidien vous êtes nombreux à vous être mobilisés, à agir. Cela doit continuer, même si les messages négatifs ou le climato-scepticisme renforcent les résistances.

Nous concentrer sur de nouvelles formes d’actions

Au moment du Pacte écologique, Nicolas Hulot a créé au sein de sa Fondation l’observatoire du Pacte écologique. En 3 ans, nous avons suivi de près l’avancée de nos propositions. Le premier bilan est clairement insuffisant. Il est temps d’inventer de nouvelles formes d’actions, plus proches des acteurs du changement.

La Fondation Nicolas Hulot souhaite poursuivre le dialogue avec l’ensemble des acteurs sociaux économiques, mais aussi politiques qui acceptent de réfléchir sur les solutions du long terme pour préparer l’avenir.

Nous devons analyser les raisons pour lesquelles nos propositions et notre approche n’ont pas été comprises. Nous portons sans doute une part de responsabilité. Nous n’avons pas su expliquer et convaincre de la nécessité d’anticiper les modifications inéluctables du monde du travail, de faire basculer notre fiscalité pour libérer l’emploi et réduire l’utilisation des ressources naturelles.

Avec vous, citoyens signataires du Pacte écologique, nous allons développer le dialogue et l’échange. Nous avons besoin de vos points de vue, de vos analyses, pour être plus efficaces. Tout au long de l’année 2010, la Fondation sera à vos côtés, vous proposant des outils, des actions dans le domaine de la protection de la biodiversité, d’une alimentation plus responsable et de la lutte contre le changement climatique. Prochainement, nous reviendrons vers vous pour connaître vos avis sur les modes d’actions que nous allons mettre en place. Car c’est aussi et surtout par votre engagement que nous répondrons au défi de la crise écologique et climatique pour construire ensemble une société sobre et désirable.

Cécile Ostria, Directrice générale de la Fondation Nicolas Hulot pour la nature et l’homme

Si vous souhaitez réagir rendez-vous sur le blog de la fondation


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Cet article est rédigé par Nicolas SCHMIT

 

2010
 
27
mars

"Solutions locales pour un désordre global", projection en avant 1ère du film de Coline Serreau à Epernay

Cette projection a lieu aujourd’hui, samedi 27 mars, au cinéma Le Palace à partir de 19h.

Soirée très riche en perspective au Palace à Epernay avec la projection du Film "Solutions locales pour un désordre global" en présence de la réalisatrice Coline Serreau, grande figure du cinéma français. L’occasion pour le Maire et moi-même de témoigner de notre action en matière de développement durable. C’est à 19h au Cinéma Le Palace.

Voici la bande annonce :


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Cet article est rédigé par Nicolas SCHMIT

 

2010
 
24
mars

Contre la fermeture d’une classe à l’école Langevin, Franck Leroy interpelle l’Inspectrice d’Académie

Alors que la fermeture de classe est suspendue à l’école Bachelin, Franck Leroy a demandé à Anne-Marie Filho, Inspectrice d’Académie, de reconsidérer la situation de l’école Langevin dont la fermeture d’une classe est envisagée à la rentrée. La décision pourrait être alors reconsidérée si le seuil des 90 enfants inscrits est atteint.

Lors de la séance du Conseil municipal du 22 mars, l’ensemble de l’assemblée a voté à l’unanimité un vœu concernant la fermeture de deux classes à la rentrée scolaire à Epernay. Il a été demandé à l’Education Nationale de réexaminer "son projet de fermeture d’une classe à l’école maternelle Langevin et d’une classe à l’école élémentaire Bachelin en prenant en compte la nécessité de garantir, aux élèves et aux enseignants, les conditions nécessaires à un enseignement de qualité".

Si le Conseil Départemental de l’Education Nationale a annoncé que la fermeture de la classe à l’école Bachelin était suspendue, la situation de l’école Langevin reste préoccupante. Franck Leroy a donc interpellé Anne-Marie Filho, Inspectrice d’Académie, à ce sujet. Madame Filho a indiqué que la décision pourrait être reconsidérée à la rentrée de septembre en fonction du nombre d’inscriptions réelles des enfants du secteur (intégrant les dérogations liées aux fratries ou aux besoins de soins, qui doivent être légalement acceptées). Ainsi, si le nombre d’enfants inscrits atteint le nombre de 90, la 4e classe pourra être maintenue.

La Ville encourage donc les parents concernés du secteur à se rendre au plus vite à Mairie Accueil (8, place des Arcades) ou à la Mairie de Quartier (1, avenue de Middelkerke) pour procéder à l’inscription de leurs enfants (renseignements au 03 26 53 37 50).

Par ailleurs, le maire d’Epernay a rappelé à l’Inspectrice d’Académie que l’école Langevin connaît également de graves problèmes de remplacement - certains enfants rentrant en CP l’année prochaine n’ayant pas de professeur des écoles depuis plusieurs semaines - problèmes qu’il est nécessaire de résoudre.


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Cet article est rédigé par Nicolas SCHMIT

 

2010
 
24
mars

Martin Hirsch : "Il y avait un climat dans lequel je ne me sentais pas à l’aise"

Martin Hirsch, 46 ans, haut-commissaire aux solidarités actives contre la pauvreté et à la jeunesse, quitte le gouvernement après avoir réalisé deux de ses ambitions : le revenu de solidarité active (RSA) et le service civique. L’arrivée, en 2007, de l’ancien président d’Emmaüs, classé à gauche, était un symbole de l’ouverture voulue par Nicolas Sarkozy.

Quittez-vous le gouvernement de votre plein gré ou parce que vous êtes devenu la victime expiatoire de l’ouverture ?

Je pars de mon plein gré. En me nommant, le président de la République m’avait dit : "Vous resterez le temps nécessaire pour réformer. Si vous y prenez goût, vous resterez, sinon vous serez libre de retrouver votre activité."

Vous n’y avez plus goût ?

J’ai la passion de l’action publique, pas le goût d’avoir les deux pieds dans la politique. Après l’adoption du plan jeunes, fin septembre 2009, j’ai su que je ne prendrais pas d’autre chantier. J’avais lancé le RSA, élaboré une politique globale pour la jeunesse, incluant le service civique, je ne voulais pas courir après un autre sujet. J’ai demandé rendez-vous au président de la République et au premier ministre. Je ne voulais rien faire dans leur dos. Le 24 décembre 2009, j’ai donc dit à Nicolas Sarkozy que je ne voulais pas ternir ce que nous avions fait ensemble par un pas de trop, alors qu’il y avait un climat dans lequel je ne me sentais pas l’aise...

Le climat de l’époque, c’était le débat sur l’identité nationale ?

Oui, je préférais revenir à des fonctions qui me permettaient de prendre un peu de champ sans déranger personne. Faire du vacarme ne m’intéresse pas.

C’est si dur d’être une personnalité d’ouverture ?

L’équilibre est forcément délicat, avec cette manie de vouloir vous coller des étiquettes, alors que je ne me suis jamais considéré comme un pion d’une recomposition politique, ni comme une caution. On vous pousse à vous différencier ou à vous aligner, et je n’ai ni l’esthétique de la dissonance ni le tempérament du reniement.

Mais je considère que la difficulté est plus grande pour le président qui fait l’ouverture et en assume le risque politique que pour celui qui est nommé dans ce cadre et qui doit simplement justifier de la confiance qui lui est faite.

Quel jugement portez-vous sur Nicolas Sarkozy ?

Pas un jugement, mais de la gratitude. Il a respecté ses engagements. Sur le revenu de solidarité active, y compris son ouverture aux jeunes, il ne m’a jamais lâché. Il a pris des risques face à sa majorité.

La droite ne vous aime pas.

Ah bon ? Moi, j’ai trouvé en son sein du soutien et de la compréhension, à commencer par mon successeur, Marc Daubresse.

Au gouvernement, votre activisme irritait vos collègues.

Si vous voulez dire que j’ai utilisé tous les moyens que la morale ne réprouve pas pour faire avancer mes dossiers, je confirme. Mon équipe a la réputation de ne jamais lâcher. Mais je n’ai jamais fait de chantage à la démission.

Vous êtes-vous fait des amis au gouvernement ?

Je n’étais pas là pour m’y faire des copains de classe. On vit déjà tellement en cercle fermé... Cela dit, l’un de mes bons souvenirs reste d’avoir grimpé la vertigineuse aiguille de la République encordé avec Eric Woerth. Comme quoi on peut s’affronter sur le budget et être solidaire en montagne.

Comment être efficace quand on est au pouvoir ?

Il faut être obsessionnel sur un projet, commencer autant que possible par une phase d’expérimentation, travailler autant avec le sommet qu’avec la base et respecter ses interlocuteurs. Je n’ai jamais eu le moindre mépris pour les parlementaires UMP qui ne partageaient pas mes idées ni de ressentiment pour la gauche quand elle a voulu faire croire que je n’étais pas ou plus celui que j’étais.

Y a-t-il un confort du pouvoir ?

Bien sûr. C’est la raison pour laquelle, à mon arrivée, j’avais fait baisser mon salaire pour l’aligner sur celui de haut fonctionnaire que j’avais auparavant. Et il faut savoir ne pas être vissé à son fauteuil.

Vous sortez du gouvernement après un scrutin régional difficile pour la droite et favorable à la gauche. Ne risquez-vous pas d’être taxé d’opportuniste ?

J’ai proposé ce changement quand nul ne connaissait l’issue du scrutin.

N’êtes-vous pas proche de Martine Aubry et de Dominique Strauss-Kahn ?

Je les connais mais je ne suis dans l’écurie de personne.

Qu’est-ce qui ne tourne pas rond en France ?

D’abord, il existe une vraie coupure entre ceux qui détiennent le pouvoir économique, politique, intellectuel, et les autres. Ensuite, il y a une contagion de la méfiance, un manque du goût de l’aventure et de prise de risque. On glorifie ceux qui prétendent prendre des risques mais qui en réalité sont les mieux assurés, quand forte rémunération rime avec recette chapeau. Enfin, on n’est pas capable de démontrer que quand on demande un effort aux mieux lotis, ça bénéficie aux moins bien protégés. Cela pousse au conservatisme.

Sur quoi allez-vous travailler ?

Je vais m’occuper de faire grandir le service civique et poursuivre avec des grandes entreprises des projets de "social business" pour financer des besoins sociaux dans un cadre non lucratif. C’est un des éléments totalement négligés de la lutte contre la pauvreté.

Et si le président de la République en est d’accord, je suivrai les expérimentations lancées notamment pour lutter contre le décrochage scolaire...

Propos recueillis par Françoise Fressoz, journal Le Monde


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Cet article est rédigé par Nicolas SCHMIT

 

2010
 
20
mars

Electeurs démocrates, ne perdez pas espoir !

par Robert Rochefort

Commençons par dire à tous ceux qui ont voté pour les candidats du Mouvement démocrate, dimanche dernier, que le faible score des listes qu’il présentait ne signifie pas qu’ils sont dans l’erreur. La vie politique est coutumière de ces passages brutaux de la cime aux abymes et... réciproquement. Se souvient-on que la candidate écologiste lors de la présidentielle de 2007 n’avait recueilli que 1,5 % des suffrages alors que ses camarades d’aujourd’hui sont à 12,2 %, ce qui est d’ailleurs inférieur aux 16,2 % des européennes de l’an passé ?

Mais venons-en à l’essentiel, c’est-à-dire au message et à la stratégie politique. Pour beaucoup, l’absence de positionnement clair du MoDem dans le jeu des alliances de droite ou de gauche est responsable de la forte baisse du potentiel électoral qu’avait recueilli François Bayrou en 2007. "Où êtes-vous finalement ?" ne cesse-t-on de nous dire. Eh bien nous sommes au centre, et nous y restons. Face aux défis majeurs auxquels notre pays est confronté, il n’y a pas un camp qui, à lui tout seul, détienne la vérité, possède le catalogue des réformes à accomplir, et plus encore la méthode pour les faire accepter. Réfléchir ainsi revient à privilégier des approches idéologiques qui sont des impasses, et, pire encore, des mensonges. Nicolas Sarkozy a commencé son quinquennat avec des habits très libéraux et le voici apparemment devenu étatiste depuis que la gravité de la crise s’est fait sentir... Les socialistes, avec leurs seuls alliés d’Europe Ecologie et du Front de gauche mettront-ils en avant leurs idées du passé, faites d’accroissement de la fiscalité, de centralisme étatiste, auxquels beaucoup d’entre eux ne croient plus réellement ? Tout cela constitue autant d’incapacité à agir et d’énergie gaspillée.

Etre au centre, c’est sentir le besoin de dépasser les clivages archaïques à un moment où notre pays n’a pas d’autre choix. Cela ne signifie nullement détenir une "troisième vérité, ni de droite ni de gauche". Soyons lucides, notre peuple est fatigué et collectivement déprimé, même si, heureusement, la vitalité individuelle reste grande dans la vie quotidienne de chacun. Quant à l’Etat, il dispose de très peu de marge de manœuvre – notamment budgétaire – pour se transformer. Au Mouvement démocrate, nous pensons qu’il n’y a pas d’autre solution que de privilégier l’écoute des personnes souffrant de la crise et concernées par les réformes et que d’être obsédé par l’exigence de justice sociale. C’est le contraire de ce que fait le gouvernement aujourd’hui. Nous appelons cela le projet humaniste.

Nous pensons que les Français ne sont pas très loin de ce point de vue, même si cela ne les a pas conduits à nous apporter suffisamment leur suffrage. La très préoccupante abstention de dimanche dernier est un rejet de la classe politique, qui nous inclut bien évidemment. Quant au vote de la minorité qui s’est exprimée, elle pourrait laisser croire à un retour de la bipolarisation "droite-gauche" traditionnelle. Il faut être plus fin dans l’analyse. Il est devenu banal de voter pour un camp lors d’une élection, et pour le camp adverse à l’élection suivante. Ce zapping électoral, que certains assimilent à du consumérisme politique, démontre, s’il le fallait, qu’il n’y a plus de vote d’appartenance, et constitue aussi, d’une certaine façon, une forme d’appel au dépassement des clivages idéologiques.

L’autre cause supposée de notre échec serait l’obsession présidentielle de François Bayrou. Ne refusons pas d’en débattre, et allons ici aussi au fond des choses. Le Mouvement démocrate est né de la percée que son leader a accomplie en 2007, rompant avec ce qui se faisait depuis plusieurs décennies. Il a libéré le centre de son asservissement à une droite dont on pouvait déjà pressentir que, avec Nicolas Sarkozy, elle irait à rebours des avancées démocratiques et sociales indispensables pour redonner à notre peuple cohésion et confiance en lui-même. Reste que le jeu institutionnel en France est aujourd’hui verrouillé. Il est fait pour cet affrontement destructeur de la gauche contre la droite.

L’essai qui a été marqué par François Bayrou lors de la dernière élection présidentielle ne pourra être transformé que par une autre élection présidentielle. Pour cela, il faudra cette fois-ci construire de nouvelles alliances, qui devront à la fois s’atteler au fond des réformes à entreprendre, mais aussi à la forme de notre vie politique et de sa représentation démocratique. Chacun sera mis face à ses responsabilités. Est-ce en s’appuyant sur les amis de M. Mélenchon que les socialistes pourront reconquérir le pouvoir ? Est-ce en restant sous le carcan étouffant d’une UMP totalement sous contrôle présidentiel que les humanistes de centre droit pourront faire entendre leur voix ? Ces questions, nous les poserons le moment venu à tous les Français, dans la transparence, et alors que les effets dévastateurs de la crise économique et sociale continueront à faire de très lourds dégâts, élargissant le rassemblement – espérons-nous – de ceux qui seront prêts à penser et à agir autrement.

Ce n’est pas un pari. Même si ce choix est exigeant, pour tous les démocrates, c’est la seule voie à suivre.


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Cet article est rédigé par Nicolas SCHMIT

 


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