Comme dans toutes les autres fédérations en France, les adhérents du MoDem de la Marne ont procédé samedi 27 septembre à l’élection des membres devant siéger dans diverses instances.
Nous avons donc élus nos représentants à la Conférence Nationale : c’est elle qui définit la politique générale du MODEM en proposant et en votant les programmes et les motions de notre mouvement.
Nous avons également élu 55 personnes (en respectant la parité) qui composeront désormais le Conseil Départemental du MoDem : ce conseil sera désormais composé d’anciens et nouveaux militants de notre mouvement, provenant de tous les coins de notre fédération.
Enfin, nous avons procédé à l’élection de la Présidence composée d’un Président et de 4 vice-présidents : le Président de la Fédération de la Marne est désormais Jacques DOUADI, maire de Sillery et conseiller régional. Les 4 vice-présidents sont : Nicolas SCHMIT (adjoint au maire d’Epernay), Chritine VAUTARD (colistière Modem aux dernières élections municipales de Chalons-en-Champagne), Pierre-Yves JARDEL (maire d’Orbais l’Abbaye) et Franck NOEL, conseiller municipal de Reims).
Les émissions de CO2 excèdent largement les prévisions
"Nous n’avons plus le temps d’être pessimistes" Yann Arthus Bertrand.
Beaucoup de bruit pour rien ? L’intense activité diplomatique déployée ces dernières années sur le front climatique n’a eu, jusqu’à présent, aucun impact. C’est, en substance, ce qu’il faut retenir de la publication, vendredi 26 septembre par le Global Carbon Project (GCP), des données mondiales d’émissions de dioxyde de carbone (CO2) pour l’année 2007.
Les cimenteries et la combustion des ressources fossiles (pétrole, charbon, gaz) ont émis 8,5 milliards de tonnes (Gt) de carbone ; les activités de déforestation ont été, pour leur part, responsables de l’émission d’environ 1,5 Gt de carbone. "Ce niveau d’émissions se situe un peu au-dessus des scénarios de développement les plus pessimistes que le GIEC [Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat] a utilisés pour prévoir le changement climatique à la fin du siècle", précise Philippe Ciais (Laboratoire des sciences du climat et de l’environnement), membre du GCP.
VITESSE PRÉOCCUPANTE
La vitesse à laquelle progressent les émissions est plus préoccupante encore que leur valeur absolue de 2007. "Depuis 2000, les émissions ont crû en moyenne de 3,5% par an, soit quatre fois plus vite qu’entre 1990 et 2000, où cette augmentation annuelle n’avait été que de 0,9% environ", explique Corinne Le Quéré (université d’East Anglia et British Antarctic Survey), membre du GCP. A titre de comparaison, le pire scénario du GIEC prévoit seulement une augmentation de 2,7% par an.
"Cela s’explique par le fait que les pays industrialisés n’ont globalement pas diminué leurs émissions depuis les années 1990 tandis que le développement économique des pays en voie de développement, en particulier la Chine et l’Inde, a été beaucoup plus rapide que prévu", ajoute Corinne Le Quéré.
Pourquoi une telle hausse ? "D’abord, il faut avouer qu’il n’y a pas eu d’avancée technologique déterminante, au cours des quinze dernières années, à même de les ralentir significati vement", remarque MmeLe Quéré. L’essentiel (65%) de cette augmentation récente des émissions est imputable à la croissance de l’activité économique, mais 17% proviennent de la baisse en "efficacité-carbone" de l’économie mondiale. "Ce qui veut dire, de manière très paradoxale, qu’il faut aujourd’hui émettre plus de carbone pour produire un dollar qu’il ne le fallait en 2000", décrypte M.Ciais.
Cette chute d’efficacité-carbone, que les chercheurs voient apparaître entre 2000 et 2005, est attribuée au grand nombre de centrales à charbon de conception ancienne construites, pendant cette période, dans les provinces de l’intérieur de la Chine. Les 18% restant sont à imputer à la baisse d’efficacité des puits naturels de carbone : la biosphère terrestre (plantes, animaux sauvages et domestiques, etc.) et l’océan (dissolution directe du CO2 dans l’eau ou absorption par le phytoplancton).
Ces puits "digèrent" chaque année environ 55% du carbone émis par l’homme. Mais, soumis à des températures globalement supérieure s, les océans tendent à en absorber une proportion légèrement décroissante. "La bonne nouvelle est qu’en dépit de cette chute d’efficacité, cette régulation naturelle fonctionne toujours et demeure, malgré tout, assez stable", tempère M. Ciais.
La majorité des données rendues publiques par le GCP sont issues de la compilation des statistiques nationales de production et de consommation énergétique, généralement réputées fiables à 10% près, voire à 20% près dans le cas de la Chine. En revanche, la mesure du taux de CO2 atmosphérique et de son évolution ne souffre pas, elle, de telles incertitudes. La concentration du principal gaz à effet de serre, qui s’élevait à environ 270parties par million (ppm) au cours de l’ère préindustrielle, atteint aujourd’hui 385ppm. Un chiffre qui ne cesse de croître.
Grenelle de l’environnement : les régions déplorent un certain nombre de reculs.
L’Association des régions de France (ARF) a proposé le 24 septembre, 20 amendements au projet de loi Grenelle 1, texte dont elle déplore "un certain nombre de reculs" par rapport aux conclusions du Grenelle de l’environnement. En matière de transports ferroviaires, l’ARF demande que de nouveaux outils de financement soient mis à la disposition des régions, comme l’extension du versement transport à destination des TER.
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par
Nicolas SCHMIT
2008
24
septembre
Le jour où l’humanité a épuisé le produit global de la Terre
Source Le Monde.fr (et Solene... !)
Mardi 23 septembre, rien n’a changé dans le quotidien des Terriens. Pas de pénurie dans les magasins d’alimentation, pas de coupure d’eau ou d’électricité inhabituelle. Pourtant, selon l’organisation non gouvernementale canadienne Global Footprint Network, le 23 septembre, un événement important a eu lieu. C’était le "Global Overshoot Day", littéralement "le jour du dépassement global". Il signifie que, entre le 1er janvier et le 23 septembre, l’humanité a consommé les ressources que la nature peut produire en un an. A partir du 24 septembre, et jusqu’à la fin de l’année, l’humanité vit en quelque sorte au-dessus de ses moyens. Pour continuer à boire, à manger, à se chauffer, à se déplacer, elle surexploite le milieu naturel et compromet sa capacité de régénération. Elle entame donc son capital.
Le "jour du dépassement", image destinée à frapper les esprits, a été inventé par les créateurs du concept d’empreinte écologique. Dans la foulée du Sommet de la Terre de Rio, en 1992, les universitaires William Rees et Mathis Wackernagel ont mis au point une méthode permettant de mesurer l’impact des activités humaines sur les écosystèmes. Il s’agit de quantifier les surfaces biologiquement productives nécessaires pour construire villes et infrastructures, pour fournir les ressources agricoles, aquatiques et forestières que nous consommons et pour absorber les déchets que nous produisons, y compris le CO2 issu de la combustion des énergies fossiles. L’unité de mesure utilisée pour calculer l’empreinte écologique d’un individu, d’une ville, ou d’un pays est l’"hectare global", dont les capacités de production et d’absorption de déchets correspondent à la moyenne mondiale.
Selon les calculs de Global Footprint Network, les besoins de l’humanité ont commencé à excéder les capacités productives de la Terre en 1986. Depuis, sous l’effet de l’augmentation de la population mondiale, la date à laquelle l’humanité a épuisé les ressources théoriquement produites en un an n’a cessé d’avancer. En 1996, notre consommation dépassait de 15 % la capacité de production du milieu naturel, et le "jour du dépassement" tombait en novembre. En 2007, c’était le 6 octobre.
DISPARITÉS
L’outil utilisé par le Global Footprint Network permet de quantifier l’évolution de la consommation de ressources dans le temps et de sensibiliser aux conséquences de leur surexploitation. Il autorise aussi des comparaisons entre régions du monde. Les habitants des Emirats arabes unis ont l’empreinte écologique la plus élevée : chaque habitant consomme chaque année l’équivalent de 12 hectares globaux. Les Américains les suivent de près, avec 9,5 ha. La France se situe au 12e rang mondial, avec un peu moins de 6 ha. Les habitants du Bangladesh, de la Somalie et de l’Afghanistan sont les plus petits consommateurs de ressources au monde, avec moins d’un demi-hectare.
A compter d’aujourd’hui, Epernay se dote d’une "mini-maison du développement durable". Cet espace aura notamment pour mission d’expliquer la thermographie aérienne aux Sparnaciens.
Dans la nuit du 27 au 28 mars derniers, la ville d’Epernay a réalisé une thermographie aérienne de son territoire. Chaque sparnacien pourra, à compter d’aujourd’hui, connaître les déperditions énergétiques du toit de son habitation.
Afin d’accompagner les habitants désireux d’améliorer l’isolation de leur habitat, un Espace info énergie a ouvert ses portes. C’est la première fois en Champagne Ardenne qu’un Espace Info s’appuie sur une thermographie pour conseiller les habitants dans leurs économies d’énergie.
Outre cette mission, le conseiller Energie a pour rôle de renseigner et de conseiller le grand public de l’ensemble du Pays d’Epernay sur tous les aspects ayant un lien avec la maîtrise de l’énergie dans l’habitat, avec les transports et les énergies renouvelables : conseils gratuits, objectifs et neutres, lectures de devis, informations généralistes d’avant projet ou conseils et informations techniques pour des domaines spécifiques lors de projets ou à l’utilisation de l’habitat.
voici une partie des domaines sur lesquelles le conseiller répondra :
l’isolation et la ventilation ;
le choix des matériaux ;
le chauffage et l’eau chaude ;
les équipements de l’habitation ;
les énergies renouvelables ;
les appareils électriques performants ;
les voitures et les transports ;
les aides financières (crédits d’impôts).
Pour des études approfondies, les conseillers orientent vers les organismes, bureaux d’études ou entreprises compétentes.
Cette nouvelle étape dans notre politique de développement durable est un geste fort pour accompagner les citoyens à lutter contre le réchauffement climatique. La thermographie aérienne comme l’Espace info énergie sont désormais deux outils supplémentaires...en amont de notre Agenda 21.
Pour rencontrer Jean Pierre Lefkir, animateur de l’Espace info, rendez-vous à la Maison des associations - 8 rue Maurice Cerveaux - salle 4. Il vous accueillera avec plaisir !
Les résultats de la thermographie aérienne seront disponibles prochainement sur le site de la Ville d’Epernay.
Baisse des dotations d’Etat : Épernay pourrait perdre près d’un million d’euros
La Dotation de Solidarité Urbaine permet de financer des actions de rénovation urbaine et de cohésion sociale, notamment à Bernon - en pleine restructuration ! Un scandale ! Laissez un commentaire, je le relaierai.
LA VILLE d’Epernay pourrait, d’ici 2009, ne plus être éligible à la DSU (dotation de solidarité urbaine), une dotation d’Etat répartie en direction des villes qui accueillent des populations les plus modestes et attribuée en fonction de critères tels que le pourcentage de bénéficiaires d’aides au logement, le revenu par habitant ou la part de logements sociaux. C’est justement ce dernier critère que le gouvernement souhaite supprimer. Dans un récent communiqué, l’AMGVF (Association des maires des grandes villes de France) affirme en effet, au regard de la prochaine modification de la loi de finances, que 238 villes pourraient être exclues de la DSU, dont Epernay et Tinqueux.
Un sujet qui pèse ses euros. Le projet pourrait coûter, chaque année, 883.903 euros à la commune d’Epernay.
Un scandale
La dotation sparnacienne serait ainsi réduite de moitié en 2009, pour être totalement supprimée en 2010.
Une perte sèche pour la commune. « C’est un scandale. Il n’est pas question d’accepter une telle décision, » se révolte Franck Leroy. Pour le maire, ce projet de réforme qui s’inscrit dans un contexte général de réduction des concours de l’État aux collectivités locales est « inacceptable ». L’édile vient d’ailleurs d’alerter les parlementaires de la Marne. « Une telle décision va se traduire par une baisse importante des dotations et pas seulement pour Epernay. Pour nous, il s’agit d’une perte annuelle de plus de 880.000 euros, sachant que nous investissons nous-mêmes 1,9 million d’euros pour mener des actions dans le domaine de la rénovation urbaine et de la cohésion sociale ». À Epernay, la DSU permet notamment de soutenir la Maison pour Tous, le Club de Prévention, Télé Centre Bernon… C’est grâce à cette dotation que le Centre Bernon animations a pu être créé.
Décision en novembre
Cette menace est d’autant plus incompréhensible pour le maire que depuis 2004, la DSU n’avait cessé d’augmenter. « Nous sommes passés d’une dotation de 476.103 euros en 2004 à 883.903 euros en 2008, soit une augmentation de 85 %… et du jour au lendemain on voudrait tout nous supprimer ? Au moment où on nous demande de supporter une restructuration comme celle de Bernon, on nous retire de l’autre côté des crédits de fonctionnement. C’est incompréhensible. C’est une attaque en règle contre les collectivités ». Et de compter sur les parlementaires de la Marne « pour ne pas voter en novembre cette loi absurde ». En préfecture on tente de relativiser les choses : « Rien n’est fait. La loi n’a pas encore été votée. D’autre part, au regard des indices pris en compte, Epernay a devant elle une grande marge. Il y a peu de chances qu’elle ne soit plus éligible ». Et de dénoncer : « une pression des maires de France ».
L’indice pour être éligible à la DSU doit être supérieur à 0,9. À Epernay il est de 1,10.
Millesium : Franck Leroy flingue Michel Boulonnais
Pour Franck Leroy, Michel Boulonnais n’a pas d’autre choix que de « démissionner ». Catastrophé par la situation financière et humaine du Millesium, Franck Leroy appelle à la démission de son PDG, Michel Boulonnais. Un avis que ne partage pas le président de la communauté de communes, actionnaire majoritaire.
La gestion humaine et financière du Millesium inquiète au plus haut point le maire d’Epernay. A tel point qu’il invite aujourd’hui le PDG de la structure, Michel Boulonnais, à démissionner.
« QUAND on fait autant d’erreurs sur un dossier, parfois, démissionner est un acte de courage ». Jusqu’à présent sur la réserve sur la question - ô combien sensible - du Millesium, le maire d’Epernay a décidé de jouer carte sur table… et de ne pas mâcher ses mots.
« Une gestion désastreuse »
« La situation du Millesium m’inquiète. C’est un équipement de grande qualité que beaucoup de villes nous envient… mais dont la gestion est désastreuse. Désastreuse du point de vue de la gestion humaine déjà. Je suis en désaccord sur ce point avec l’actuel PDG, Michel Boulonnais, » reconnaît l’édile.
« Sans me prononcer sur les responsabilités de chacun, on ne peut que constater un échec pâtant sur la gestion des hommes, alors même que tout le monde reconnaît que la conception de la structure est tout à fait exceptionnelle ». Et d’ajouter ; « Sur la gestion financière, je serai bien incapable de me prononcer dans la mesure où le maire d’Epernay n’a pas accès aux pièces. Le personnel a interdiction formelle de me communiquer le moindre renseignement ». Une situation d’autant plus ubuesque que la ville d’Epernay possède 5 % des parts du Millesium, tout comme la commune de Pierry. La ville est également membre du conseil d’administration.
« Un manque de transparence »
« Nos questions sur les finances sont toujours restées sans réponse, » affirme Franck Leroy. « J’estime que le PDG a pourtant un devoir de transparence vis-à-vis de la population, vis-à-vis des médias (NDLR : le personnel a également interdiction formelle de communiquer avec la presse). Aujourd’hui, la situation va de mal en pis. C’est un sentiment partagé par de nombreux exposants. C’est la raison pour laquelle, la ville s’est toujours abstenue lors des votes en CA… Nous avons même voté contre l’élection du PDG Michel Boulonnais. Il existe un manque de transparence. Je ne veux pas porter la responsabilité d’une gestion que je ne cautionne pas ».
Un manque de transparence qui, il est vrai, suscite bien des questions et bien des polémiques. « On voudrait alimenter les soupçons qu’on ne s’y prendrait pas autrement, » renchérit l’édile. « J’ai le sentiment d’un grand gâchis. Toutes ces histoires affectent l’image du Millesium. On se pénalise. Jamais on ne pourra atteindre le point d’équilibre si le fonctionnement est chaotique. Le jour où l’équipe tournera à plein, alors le Millesium pourra s’équilibrer. On ne peut pas imaginer être toujours déficitaire ».
La CCEPC doit prendre ses responsabilités
Franck Leroy n’y va pas par quatre chemins : la solution passe par « la démission du PDG. Le problème, c’est qu’on ne s’improvise pas directeur d’un parc des expositions ». Et de le marteler : « Il est urgent de prendre des décisions importantes et de redonner une sérénité aux gens, de ramener la structure à l’équilibre… Sur ce point, la communauté de communes, qui est actionnaire majoritaire (53 %) a son rôle à jouer. Là aussi, le président de la CCEPC (NDLR : Laurent Madeline) doit prendre ses responsabilités. Le ton doit être donné par la CCEPC ».
Laurent Madeline : « Ne pas faire de chasse aux sorcières »
Laurent Madeline, président de la CCEPC, estime « plutôt surprenante la réaction de Franck Leroy. Je suis conscient qu’il y a des problèmes au Millesium, mais de là à appeler à la démission de son PDG, il y a une marge. C’est un peu facile. Michel Boulonnais a été nommé PDG par le CA au printemps. Laissons-lui le temps de redresser la situation. En 2007, la ville d’Epernay estimait elle-même qu’il fallait se donner le temps de redémarrer ».
Pas question donc pour le président de cautionner une telle demande : « Je maintiens toute ma confiance en Michel Boulonnais. Ceci dit, j’entends bien m’impliquer davantage sur cette affaire. J’attends des résultats, mais ça ne pourra être que progressif. Se débarrasser du PDG n’est pas la solution. Que fera-t-on après ? Je sais que le maire d’Epernay a voté contre sa nomination. Même si les choses sont compliquées, il ne s’agit pas de faire la chasse aux sorcières. »