Régionales 2010 : un sparnacien tête de liste dans la Marne
Source : journal l’Union, édition du 17 février 2010
IL PARLE d’Epernay comme un supporter de son club de foot. « Je serai la seule tête de liste départementale à représenter Epernay aux élections régionales », se fait un plaisir de rappeler Nicolas Schmit. Il faut dire qu’ici, le Sparnacien parle aux Sparnaciens. Car le candidat du Modem est d’abord connu pour être adjoint au maire d’Epernay en charge du développement durable. Plus loin dans le département, sa notoriété est encore à faire.
Mais en vieux routard de la politique qu’il n’est pourtant pas - il n’a que 30 ans - Nicolas Schmit pense combler ce petit déficit d’image sur le terrain. « Nous irons chercher chaque voix de cette manière », clame-t-il, le sourire aux lèvres. Et comme la meilleure défense est l’attaque, il n’hésite pas, lorsque l’on évoque les scores médiocres attribués au Modem dans les sondages nationaux, à envoyer quelques flèches à l’endroit de ses adversaires politiques locaux, un peu trop discrets, voire carrément absents selon lui. Comme ce samedi, au marché couvert d’Epernay. « J’étais tout seul, c’est assez désespérant », dénonce celui qui soupçonne presque le PS et l’UMP de n’avoir pas encore « terminé d’écrire leur programme ». On le voit, le jeune élu maîtrise plutôt bien la rhétorique politique et le lancer de phrasettes qui l’accompagne. Mais qu’en est-il du fond ? Là encore, la tête de liste départementale compte bien s’appuyer sur son expérience sparnacienne. « C’est ici, rappelle-t-il, qu’est né le premier Agenda 21 de Champagne-Ardenne. » Et comme son parti espère en faire l’une des « premières écorégions de France », Nicolas Schmit se verrait bien en monsieur « développement durable » dans l’hémicycle.
Quelle alliance ?
Et en vrai Sparnacien, Nicolas Schmit ne pouvait pas oublier le champagne dans ses propositions, quitte à lancer une idée encore assez floue. Il s’agirait de « rassembler les énergies de grandes maisons de champagne, ou encore du CIVC » autour d’un projet axé sur l’innovation en matière de développement durable et de compétitivité. Idem en matière d’oenotourisme, un aspect qu’il « faudrait développer dans toute la région », souligne également son colistier Guillaume Lejeune, lui aussi candidat du secteur d’Epernay, ainsi que Chantal Laluc.
Mais pour Nicolas Schmit, l’objectif est d’abord de faire un score à deux chiffres, pour, aime-t-il le rappeler, « faire bouger les lignes ». Quant à la question d’une alliance future, le mystère plane encore. PS, UMP, « on ne connaît pas leur programme ! » Suspense.
Depuis deux jours, j’ai suivi le drame vécu par un policier d’Epernay, dans le quartier de Bernon.
Je n’ai pas voulu me précipiter : il y a un temps pour l’émotion, et un autre pour la réaction. Et je ne veux pas, parce que je suis candidat à une élection, que l’on interprète ma réaction comme de l’opportunisme politique.
Ce qui arrive est grave et démontre combien nous vivons dans une société de plus en plus violente. Bernon ne mérite pas une telle réputation, une telle image nationale alors que les habitants du quartier le disent eux-mêmes : Bernon n’est pas un ghetto.
Toutefois, nous devons tous prendre la pleine mesure de ce qui s’est passé.
Sur le plan symbolique, ce policier représente, à travers ses missions, les valeurs de notre République. La liberté ne peut se vivre sans un minimum de règles de vie en communauté. Et, à chaque fois qu’un officier dans l’exercice de ses fonctions est agressé, et d’autant plus de manière aussi brutale, c’est notre démocratie qui est atteinte.
Sur un autre plan, les faits semblent révéler que ce sont des jeunes en marge de la société qui auraient agit. Ca ne les pardonne pas. Mais cela révèle combien notre système éducatif est en crise, et que la structure familiale ne joue malheureusement plus toujours son rôle.
Aujourd’hui, je pense à ce monsieur qui est entre la vie et la mort. Je pense à la douleur de sa famille et de ses collègues. Et j’espère qu’au plus vite l’éclairage sera porté sur cette terrible histoire qui n’aurait jamais dû finir ainsi.
Je forme le voeu que demain, nous élus, représentants de l’Etat, associations de quartier et habitants de Bernon, poursuivent le chemin du dialogue pour pérenniser et développer les grands projets sur Bernon qui, je l’espère, sauront donner une nouvelle vie à ce quartier et à ses habitants qui en ont tant besoin.
Grand café démocrate au Palais des fêtes d’Epernay
Comme 57% des Champardennais, vous n’êtes pas décidé à aller voter. Comme 34% de ceux qui sont décidés à y aller, vous êtes toujours suceptible de changer d’avis. Et si c’était pour le MoDem, histoire de faire bouger les lignes de notre vieux clivage droite/gauche ?
Pour en savoir plus et annoncer votre participation, cliquez ici
Lettre ouverte du MoDem au MEDEF de Champagne Ardenne
Monsieur le Président,
J’ai été avertie d’un débat organisé par le MEDEF de Champagne-Ardenne sur le thème du développement économique de la Champagne-Ardenne tel que l’envisagent les différents projets régionaux élaborés à l’occasion des élections qui auront lieu les 14 et 21 mars. L’invitation à ce débat ne comporte que trois noms de tête de liste parmi lesquels ne figure pas le mien.
Nous nous étonnons fortement de ne pas avoir été conviés à ce débat d’autant plus que les idées que nous portons en matière économique nous sont propres dans l’alliance que nous faisons entre soutien à l’initiative et exigence de solidarité, et ne peuvent pas être confondues avec celles des autres formations politiques. Il est dommage par conséquent que ne soient pas mises en valeur, à l’occasion d’un tel débat, la proposition originale que nous portons ainsi que l’autonomie que nous revendiquons pour ces élections.
De la même façon, ce débat aurait été l’occasion, grâce à ma présence, de donner une voix particulière à une femme puisque je suis la seule tête de liste féminine à concourir pour la présidence de la Région. C’est à tous les étages de la vie publique que le besoin de renouvellement et l’exigence de parité doivent être respectés, y compris lors de débats publics envisageant des projets décisifs pour notre région.
Notre étonnement est d’autant plus vif que je me suis moi-même rendue dans l’entreprise du président du MEDEF de l’Aube, ce qui manifeste combien je porte avec la liste tout entière que je conduis le souci de la situation économique de notre région.
Dans l’espoir que vous pourrez revoir l’organisation de ce débat afin d’y faire une place particulière à l’expression de nos propositions en matière économique, je vous prie de croire, M. le Président, à l’assurance de nos sentiments respectueux.
Marie GRAFTEAUX PAILLARD, Tête de liste régionale pour le Mouvement Démocrate
Palmarès des régions / La Champagne-Ardenne dégringole
Ceci confirme ce que nous avons mis en avant depuis plusieurs semaines : réduire la dette de notre région !
A un peu plus de 15 jours du premier tour des élections régionales, le magazine l’Expansion publie le classement 2010 des régions.
De la mieux à la moins bien gérée, les 21 collectivités territoriales (en raison de son statut particulier, la Corse n’y figure pas) sont passées au crible. Capacité de désendettement, fiscalité par habitant, incidence de la décentralisation, train de vie, dépenses d’investissement par habitant, permettent de hiérarchiser les efforts financiers des conseils régionaux, rapportés à leurs investissements.
On se souvient que la Champagne-Ardenne était arrivée première de ce même classement en 2004. Ce qui avait fourni un excellent, mais insuffisant, argument de campagne au président de l’époque, Jean-Claude Etienne (UMP), battu sur le fil par Jean-Paul Bachy.
Aujourd’hui, la Champagne-Ardenne rétrograde à la 8e place en raison de "la hausse des impôts et des dettes, pour financer une ambitieuse politique d’investissement".
La Picardie, de son côté, a progressé de la 14e place à la deuxième, sous l’impulsion de son président Claude Gewerc (PS), malgré des "impots élevés, mais une gestion exemplaire".
Le classement est le suivant (entre parenthèses, le classement 2004 pour rappel) :
1er : Bourgogne (François Patriat, PS)(18ème)
2e : Picardie (Claude Gewerc, PS)(14ème)
3e : Pays de Loire (Jacques Auxiette, PS)
4e : Languedoc-Roussillon (Georges Frêche, ex-PS)(20è)
5e : Midi-Pyrénées (Martin Malvy, PS)(10è)
6e : Haute-Normandie (Alain Le Vern, PS)(15è)
7e :Aquitaine (Alain Rousset, PS)(16è)
8e : Champagne-Ardenne (Jean-Paul Bachy, divers gauche)(1ère)
9e : Alsace (André Reichardt, UMP)(19è)
10e : Bretagne (Jean-Yves Le Drian, PS)
11e : Centre (François Bonneau, PS)
12e : Limousin (Jean-Paul Denanot, PS)
13e : Basse-Normandie (Laurent Beauvais, PS)
14e : Ile-de-France (Jean-Paul Huchon, PS)
15e : Rhône-Alpes (Jean-Jack Queyranne, PS)
16e : Franche-Comté (Marie-Guite Dufay, PS)
17e : Poitou-Charentes (Ségolène Royal, PS)
18e : Nord-Pas-de-Calais (Daniel Percheron, PS)
19e : Auvergne (René Souchon, PS)
20e : Lorraine (Jean-Pierre Massenet, PS)
21e : Provence-Alpes-Côte-d’Azur) (Michel Vauzelle, PS)
Message à toutes les "Madame Soleil" qui annoncent la Bayrouthe du MoDem...
Message à destination de tous ceux qui ne cessent de rabacher qu’au MoDem, c’est la cata et que la Bayrouthe est annoncée…
Chez nous, en Champagne-Ardenne, puisqu’on ne nous le demande pas, ça va, merci !
On fait une campagne sérieuse, on tracte, on boîte, on s’active pour comprendre ce que la Région peut faire pour la région, on stresse un peu à l’occasion et on ne dort pas beaucoup.
Mais on rigole bien entre nous et avec les citoyens qui veulent bien nous parler. On observe, on considère avec amusement la comédie humaine de la politique des gens importants Il n’y a aucune tension d’équipe, pas de défection, pas de trahison…
On fait du terrain, on interroge, on écoute, on relaie, on propose et on voit si ça marche. On bosse pour conquérir notre électorat par autre chose que des belles promesses… La pédagogie nous passionne !
On a l’impression d’être un peu seuls à faire ce qu’on fait, mais à vrai dire ça ne nous gêne pas vraiment… On profite de la presse et des espaces d’expression qui nous sont donnés en attendant que les autres se sentent enfin en campagne. Alors, on ne manquera pas de créer des événements pour continuer à exister. Parce que nous, au MoDem, on a des idées, on regorge d’idées : on en a des bocaux entiers rangés sur des étagères dans nos placards et qui n’attendent que l’occasion de jaillir en “salve d’avenir” !
MP Barrière, 2° de liste dans la Marne pour le Mouvement Démocrate.