Elections européennes : Alors comme ça le MoDem n’aurait pas de programme ?
Comme vous l’avez remarqué, ces temps-ci, nous (le MoDem) subissons beaucoup d’attaques, tant du PS que de l’UMP. Comme l’a dit François Bayrou, "c’est tant mieux, car c’est la preuve que nous dérangeons. Je crois même que nous dérangeons beaucoup."
Ces derniers jours, une de ces attaques a été : « ils n’ont pas de programme ». Pour nous tous, qui avons passé de longs mois à élaborer le nôtre, avec 16 commissions thématiques, huit conventions nationales, c’est un peu agaçant.
Aussi, comme tous les militants MoDem de France, j’ai plaisir à vous rappeler que notre programme est disponible sur cette page du site du Mouvement démocrate. A mon tour, je vous invite à en prendre connaissance et la diffuser le plus possible.
Bien amicalement,
Nicolas Schmit
Vice-président du MoDem de la Marne
Les dangers de la course aux hydrocarbures et aux minerais précieux dans l’Arctique
Le Canada vient de publier le premier Atlas géologique de l’Arctique qui cartographie en 1 222 cartes l’emplacement des gisements d’hydrocarbures et de minerais précieux de cette région convoitée. Environ un quart des réserves non découvertes de gaz et de pétrole se trouverait dans l’Arctique. Cette course aux matières premières s’intensifie alors que le réchauffement climatique imprime sa marque sur la planète.
STATUT PROTECTEUR
Les chercheurs aimeraient que l’Arctique bénéficie comme l’Antarctique d’un statut protecteur. Sans trop y croire. "L’exploitation des énergies fossiles va à l’encontre de la lutte contre le réchauffement, et elle s’accompagne de risques très importants pour l’environnement", poursuit M. Jouzel.
Michel Rocard, ambassadeur chargé des négociations internationales sur les pôles, juge difficile de "sanctuariser" le pôle Nord : "L’Antarctique est un continent vide, alors que l’Arctique est un milieu humanisé et disputé pour ses ressources." Près de 4 millions de personnes y vivent. Les zones économiques exclusives (ZEE) - jusqu’à 200 milles des côtes -, relevant des pays riverains (Canada, Etats-unis, Russie, Danemark, Norvège), couvrent 40 % de l’Arctique. Mais si toutes les demandes d’extension étaient satisfaites, la zone internationale serait ramenée à 10 %, et "l’Arctique serait alors réduite à une mosaïque de zones nationales ouvertes à tous les usages, y compris militaires", redoute M. Rocard.
Pour revendiquer une portion de territoire, les Etats s’appuient sur la Convention internationale sur le droit de la mer, qui permet d’étendre ses droits pour l’exploitation des ressources naturelles au-delà des 200 milles (sans dépasser les 350) si le pays prouve que cette extension est la prolongation de son plateau continental.
Le Canada, en publiant un atlas fondé sur des données récoltées par chacun des pays, espère dépassionner les discussions. Les géologues ont réuni des relevés sous-marins pris par les brise-glace à l’aide de sonars, d’études sismiques... Les cartes indiquent la composition du sous-sol, l’emplacement des plaques tectoniques ou encore les volcans sous-marins, dont l’existence coïncide souvent avec des gisements de matières précieuses.
Vu l’ampleur des enjeux, il est peu probable toutefois que les Etats acceptent de réviser leurs appétits sur la foi de ce seul atlas, qui refuse par exemple à la Russie la propriété de la dorsale de Lomonossov sur laquelle Moscou s’était empressé, en 2008, de planter son drapeau national. Pour les géologues canadiens, cette chaîne volcanique sous-marine est nord-américaine.
Un article qui remet (enfin) les pendules à l’heure...
Nicolas Sarkozy peut être jaloux. Depuis trois semaines, Bayrou a fait une apparition remarquée au rang de cible préférée des socialistes en campagne. Le PS a un objectif : dégonfler l’« imposture Bayrou » (dixit Harlem Désir) et mitraille en boucle cet argumentaire : si le leader centriste s’affiche en opposant résolu en France, le Modem penche nettement plus à droite sur les bancs du Parlement européen, notamment sur la question des services publics. Martin Schulz, président des socialistes européens invité à jouer les supplétifs lors de la campagne du PS, a trouvé une jolie formule pour ouvrir la chasse au Bayrou : « A la maison, il parle comme Karl Marx en exil, mais, à Bruxelles, il est avec des sauvages néolibéraux », clamait-il à Toulouse le 24 avril. Sur France Inter, quelques jours plus tard, Martine Aubry insistait :« Sa voix [de Bayrou, ndlr] a rarement manqué lorsqu’il a fallu casser et libérer les services publics. Aujourd’hui même, il a signé le manifeste de Stockholm qui est le programme des libéraux dont il fait partie pour les prochaines élections européennes. Leur première demande, c’est de rentrer la concurrence dans le service public, casser l’éducation nationale, casser l’hôpital public. Voilà ce que défend, avec ses amis, M. Bayrou, en Europe. »
Voisinage.Preuve d’une réelle inquiétude, le PS est prêt, pour dégonfler la « tentation Bayrou » de l’électorat de gauche, à certains raccourcis, voire contre-vérités. Contrairement à ce que répète Martine Aubry (la dernière fois en date lors du meeting de Clermont-Ferrand), le Modem n’appartient pas au parti libéral européen (ELDR). Au parlement européen, le Modem se situe dans le groupe parlementaire ADLE (Alliance des démocrates libéraux européens), créé voilà cinq ans. Ce groupe rassemble le Parti démocrate européen (petit parti cofondé par le Modem et les démocrates italiens) et donc l’ELDR d’orientation libérale, voire ultralibérale. Un voisinage assumé par le Modem : « Nous sommes en accord avec les libéraux sur les questions institutionnelles, mais pas sur les questions économiques et sociales. C’est clair depuis le début », revendique Marielle de Sarnez, vice-présidente du Modem. De fait, si le manifeste de l’ELDR (que le Modem n’a pas du tout signé, n’appartenant pas au parti) milite pour un « renforcement et une extension du marché unique dans le domaine de l’énergie, des chemins de fer et des soins de santé, tout en facilitant davantage la libre circulation des services et des travailleurs », le programme du Parti démocrate européen affiche un discours beaucoup plus soft…
Mais au diable les nuances, le PS veut surtout cogner dur. Pour accréditer la thèse d’un Modem casseur des services publics, le secrétaire national aux services publics du PS, Razzy Hammadi, a dégainé lundi un communiqué recensant trois exemples de « vote scélérat ». Des références parfois empruntes de mauvaise foi.
Caricature. Le PS reproche ainsi au Modem de s’être opposé au vote d’un amendement socialiste excluant du champ de la directive Bolkestein les services d’intérêt général et les SSIG (services sociaux d’intérêt général). Une charge qui omet de signaler que le Modem avait préféré voter son propre amendement… au contenu identique. Gilles Savary, eurodéputé socialiste sortant (mais pas reconduit sur les listes) et spécialiste des services publics, reconnaît que la critique relève de la caricature : « Le Modem n’a pas toujours défendu les positions du PS sur les services publics, mais il n’a pas pour autant voté avec les libéraux. Le Modem a beaucoup évolué sur ces questions en dix ans. Depuis la dernière mandature, ils ont régulièrement aligné leur position sur celle du PSE, qui sont souvent moins radicales que celles des socialistes français. Pour être conséquentes, les critiques portées par Aubry sur le Modem devraient aussi l’être contre une partie du PSE. » Lors du vote de la directive Bolkestein, le Modem avait ainsi voté nombre d’amendements contre l’ELDR, et aux côtés des socialistes. Et, pour le vote final, les eurodéputés du parti centriste avaient finalement voté pour l’adoption du texte. Contre le PS français. Mais avec le reste du PSE.
Dans une campagne de communication osée, le Parlement européen des Jeunes incitent les jeunes à voter. En tant qu’ancien responsable de cette association, j’ai un coup de coeur ! Bravo à l’équipe !
Las du désintérêt général à l’encontre de l’Europe et des élections,le Parlement Européen des Jeunes lance une campagne trash pour réveiller les consciences.
"L’Europe c’est pas sexy !". C’est à force d’entendre cette phrase que la section française du Parlement Européen des Jeunes a décidé de taper fort. L’association lance une campagne de sensibilisation plutôt osée pour convaincre les Européens, jeunes et moins jeunes, d’aller voter le 7 juin prochain.
A coup de bimbos en sous-vêtements et de slogans détournés, le PEJ tente de frapper les esprits. L’un des flyers présente un fouet avec la mention "pliez-les à votre désir", un autre des menottes roses et la banière "soumettez-les à votre désir".
Le président du PEJ France, Guillaume Borie, assume cette campagne "offensive". "Nous avons choisi des messages provocateurs pour interpeller les électeurs". Lors des distributions, le tract provoque parfois l’effroi. Guillaume Borie s’énerve : "60% des gens ne vont pas se déplacer pour les élections. C’est ça qui est choquant, pas notre campagne".
"On ne prétend pas faire la campagne parfaite, ajoute-t-il, mais si ça peut permettre de creer le débat et d’attirer l’attention sur les élections européennes, notre but sera en partie atteint".
Au delà de l’aspect décalé, chaque flyer comporte également un texte rappelant les enjeux du scrutin et souligne que "les eurodéputés adoptent tous les jours des décisions qui influent sur la vie quotidienne".
"Les flyers finissent souvent à la poubelle, estime Guillaume Borie. Espérons que celui-ci réveille le désir européen.
À la veille de la sortie de son livre « Abus de pouvoir », le président du MoDem est allé à la rencontre des Français de Londres. (source : Le Figaro.fr)
Depuis Londres, François Bayrou parle aux Français. Relisant ses notes dans un fauteuil club, devant un feu de bois du restaurant de l’Hyatt Hotel, ex-Churchill Hotel, situé Portman Square, le président du MoDem savourait lundi avec une gourmandise non feinte son jus de tomate. Depuis quelques jours, l’ancien candidat aux présidentielles de 2002 et 2007 est de bonne humeur. Et ne le cache pas : « Vous avez vu les sondages ? », demande-t-il.Lundi, dans L’Humanité, l’Ifop créditait ses listes aux européennes de 14 %. Ce week-end, dans Sud-Ouest, il était donné au coude-à-coude avec Ségolène Royal au premier tour d’une présidentielle (19 % pour lui, 20,5 % pour elle). Surtout, d’après Libération, lundi, 41 % des Français seraient favorables à ce que le MoDem et le PS dirigent ensemble. Score qui monte à 56 % auprès des sympathisants de gauche. Autre motif de satisfaction pour le leader centriste, 35 % des sympathisants de droite ont une opinion positive de lui.
« Depuis plusieurs mois, je sens beaucoup de signes de confiance monter. C’est la preuve que les Français ont compris quelle est la nature du combat que je mène. C’est vrai qu’ils sont aujourd’hui plus nombreux à gauche et au centre. Mais 35 % à droite, ça veut dire qu’il y a un socle solide. C’est pour moi un encouragement. Surtout au moment où les attaques les plus basses et les plus caricaturales, où l’on me compare à un Le Pen light ou un Besancenot, se multiplient », confie-t-il. Ces attaques seraient, selon lui, la preuve qu’il « agace ». « Un point et demi d’écart avec Ségolène Royal, c’est pas mal », note-t-il.
Lors du lancement de la campagne des européennes du PS, vendredi à Toulouse, Martin Schultz, président du groupe socialiste au Parlement de Strasbourg, s’en était pris aux eurodéputés MoDem : « À la maison, ils parlent comme Karl Marx en exil, mais au Parlement européen ils se comportent en sauvages néolibéraux », avait-il lancé. Là encore, Bayrou répond qu’on veut le diaboliser. Et réplique à Schultz : « À Strasbourg, nos votes sont moins libéraux que ceux des socialistes du groupe PSE, qui sont en cogestion avec les élus UMP du PPE, pour dealer les postes », assure-t-il.
« Projet humaniste »
Voilà pour les sondages. Lundi après-midi, devant près de 200 étudiants réunis à la London School of Economics - l’équivalent de l’IEP parisien -, François Bayrou a préféré décrire son « projet humaniste ». « Selon moi, la seule alternative au capitalisme financier, qui est aujourd’hui rejeté avec force par ses victimes, c’est l’humanisme. »
Dans la soirée, devant plus de 200 membres de la communauté française de Londres, il a ajouté que « l’économie doit être le moteur et la démocratie le volant ». Il devait ensuite rencontrer dans un pub quelques-uns des 150 militants du MoDem résidant outre-Manche. Mardi matin, en compagnie de Nick Clegg, le leader du « Lib-Dem », la troisième force politique du royaume avec qui le MoDem est allié au Parlement de Strasbourg, François Bayrou doit visiter le quartier écologiste de Bed Zed à Hackbridge, dans la banlieue Sud de Londres.