Depuis deux jours, j’ai suivi le drame vécu par un policier d’Epernay, dans le quartier de Bernon.
Je n’ai pas voulu me précipiter : il y a un temps pour l’émotion, et un autre pour la réaction. Et je ne veux pas, parce que je suis candidat à une élection, que l’on interprète ma réaction comme de l’opportunisme politique.
Ce qui arrive est grave et démontre combien nous vivons dans une société de plus en plus violente. Bernon ne mérite pas une telle réputation, une telle image nationale alors que les habitants du quartier le disent eux-mêmes : Bernon n’est pas un ghetto.
Toutefois, nous devons tous prendre la pleine mesure de ce qui s’est passé.
Sur le plan symbolique, ce policier représente, à travers ses missions, les valeurs de notre République. La liberté ne peut se vivre sans un minimum de règles de vie en communauté. Et, à chaque fois qu’un officier dans l’exercice de ses fonctions est agressé, et d’autant plus de manière aussi brutale, c’est notre démocratie qui est atteinte.
Sur un autre plan, les faits semblent révéler que ce sont des jeunes en marge de la société qui auraient agit. Ca ne les pardonne pas. Mais cela révèle combien notre système éducatif est en crise, et que la structure familiale ne joue malheureusement plus toujours son rôle.
Aujourd’hui, je pense à ce monsieur qui est entre la vie et la mort. Je pense à la douleur de sa famille et de ses collègues. Et j’espère qu’au plus vite l’éclairage sera porté sur cette terrible histoire qui n’aurait jamais dû finir ainsi.
Je forme le voeu que demain, nous élus, représentants de l’Etat, associations de quartier et habitants de Bernon, poursuivent le chemin du dialogue pour pérenniser et développer les grands projets sur Bernon qui, je l’espère, sauront donner une nouvelle vie à ce quartier et à ses habitants qui en ont tant besoin.
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Cet article est rédigé
par
Nicolas SCHMIT