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2008
 
26
octobre

Les ministres de l’intérieur de l’UE partagés sur les scanners corporels

Mais où va t-on ? Est ce vraiment la société que nous voulons ???

Après les eurodéputés, les ministres européens de l’intérieur, réunis à Luxembourg vendredi 24 octobre, ont discuté d’un projet de règlement présenté par la Commission européenne, qui autoriserait l’usage, dans les aéroports, de scanners corporels, capables de détecter des objets tels qu’armes ou explosifs à travers les vêtements en déshabillant à l’écran les personnes contrôlées.

C’est le ministre allemand de l’intérieur, Wolfgang Schäuble, qui a soulevé la question devant ses collègues. "Je ne veux pas que la police coure le risque d’être accusée de voyeurisme", a-t-il déclaré, en invoquant la "dignité" des passagers. "Si on réussit à concevoir des scanners qui ne produisent pas d’images, alors nous pourrons les utiliser", a-t-il ajouté. L’appareil mis en cause est déjà à l’essai dans plusieurs aéroports, notamment à Londres et Amsterdam. Un projet est à l’étude à l’aéroport de Nice. La ministre française, Michèle Alliot-Marie, qui présidait la réunion, a souligné la nécessité d’utiliser "toutes les avancées technologiques" pour lutter contre le terrorisme et la criminalité, mais elle a insisté également sur le respect de la liberté de chacun. [ca va être marrant de la voir sous scanner corporel... ! ndlr]

"CE SERA UNE OPTION, JAMAIS UNE OBLIGATION"

Les Etats se prononceront avant la fin de l’année sur la proposition de la Commission. "La position devra refléter la double souci de la protection des libertés individuelles et de la sécurité collective", a affirmé la ministre. Le commissaire à la justice, la liberté et la sécurité, Jacques Barrot, a souligné que le passage par ces scanners serait "facultatif et volontaire", puisque les passagers pourront choisir entre un contrôle manuel et cette nouvelle technique, plus rapide. "Ce sera une option, jamais une obligation", a-t-il dit. Selon le commissaire au transport, Antonio Tajani, les images ne seront ni enregistrées ni conservées.

Les députés européens ont adopté, jeudi 23 octobre, par 361 voix contre 16 et 181 abstentions, une résolution qui invite la Commission à procéder, dans un délai de trois mois, à une "évaluation d’impact" de cette technologie sur les droits fondamentaux ainsi qu’à une "évaluation scientifique et médicale" de ses effets sur la santé et à une "évaluation de ses effets économiques et commerciaux". Les parlementaires considèrent que l’introduction de machines produisant "des images scannées de personnes comme si elles étaient nues, ce qui équivaut à une fouille au corps virtuelle" aurait "des conséquences graves sur le droit à la vie privée, le droit à la protection des données et le droit à la dignité personnelle".

Rejoignez le groupe "Non aux scanners corporels à l’aéroport !" que j’ai créé sur Facebook !


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Cet article est rédigé par Nicolas SCHMIT

 

 


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